7 comportements qui peuvent augmenter votre niveau de stress

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niveau de stress et comportementNotre niveau de stress influence notre comportement. Selon qu’il est plus ou moins élevé, nous avons tendance selon les cas à être plus irritables, plus déprimé, plus agressif ou encore tendance à plus ou moins sur-réagir.

Cependant, si le stress peut modifier notre conduite habituelle, il est également vrai que certains de nos comportements peuvent faire augmenter notre niveau de stress.

Certains de ces agissements sont pourtant relativement simple à éliminer si l’on y prend garde. Voici donc une petite revue de 7 comportements néfastes à votre niveau de stress.

 

Boire trop de café nuit à votre niveau de stress

 

Le café mais aussi les mélanges à base de caféine tel que les colas ou autre boissons énergisante ne font pas parties des boissons réputées bonne pour la santé. Leurs effets sur notre niveau de stress est cependant assez peu mis en avant.

Les effets de la production d’adrénaline provoqué par l’absorption trop importante de caféine sont pourtant bien connus. Comme dans les situations ou nous courrons un danger réel, l’adrénaline entraîne un mécanisme de survie qui peut-être soit la fuite, soit le combat. La réaction entraînée par cette réponse innée est toujours rapide. Le temps de réaction très court ne laisse aucune place à la pensée rationnelle.

Si cette vitesse de réaction est importante en cas de danger imminent, elle peut s’avérer plutôt gênante dans la vie de tous les jours. Répondre a son chef de service sous l’influence de l’adrénaline risque de vous causer quelques soucis supplémentaires.

La consommation de caféine, à cause de son impact sur l’adrénaline, fait donc la part belle aux émotions. Lorsque nous nous laissons submergés par ces émotions et qu’elles finissent par nous contrôler nous nous sentons souvent très mal. Notre niveau de stress à à ce moment dépassé son seuil d’acceptabilité.

N’oublions pas non plus que la caféine augmente également la production de dopamine. Ceci a pour effet de provoquer une dépendance qui va forcément entraîner aussi une élévation de notre niveau de stress.

 

L’hyper connectivité est un comportement générateur des stress.

 

Etre connecté 24 heures sur 24 à notre téléphone ou à nos écrans provoque du stress. Un SMS ou un email que l’on reçoit peut nous faire passer d’un état de détente à un sur-stress en quelques secondes.

Il est très important, pour bien gérer son niveau de stress, de prendre des moments de pause et de repos. Si dans ces instants de détente, nous sommes « agressé » par une sonnerie ou un vibration, notre état de stress peut très vite changer.

Les écrans et leur lumière ont également un rôle important sur notre capacité à nous relaxer. La fixation d’un écran au coucher est d’ailleurs fortement déconseillé par les médecins en raison des troubles que cela engendre sur le sommeil.

Smartphone, ordinateur, tablette ou encore télévision, ces outils ont tendance à devenir une extension de nous même. Nous nous apercevons de moins en moins que nous sommes capable de parler à quelqu’un tout en consultant nos messages. Cette quasi addiction nous empêche de prendre du temps pour nous recentrer sur nous même ou pour partager pleinement des moments de détente avec nos proches. Ces instants de détente ou (et) de convivialité sont pourtant très efficaces pour faire baisser notre niveau de stress.

niveau de stress et hyperconectivié

 

Le manque de sommeil ruine vos tentatives de gestion du stress.

 

Le manque de sommeil influence de manière importante notre niveau de stress. Le sommeil permet au cerveau de “ faire le tri” entre ce qu’il doit garder en mémoire et ce qu’il peut faire disparaître. Dormir permet également au cerveau de se “recharger”.

Parmi d’autres troubles, le manque de sommeil en bloquant cette recharge et ce tri entraîne notamment un déficit d’attention. Il provoque aussi des difficultés à se concentrer ainsi que des troubles de la mémoire.

Ces troubles liés à un sommeil trop court ou de faible qualité vont alors agir comme agent stresseur et faire augmenter notre niveau de stress. Ce manque d’efficacité de notre cerveau va en effet souvent provoquer des réactions en chaînes qui vont favoriser une augmentation du stress.

Travaux mal exécutés,  petites erreurs répétés, pertes de temps sont souvent des conséquences de ces troubles de la mémorisation ou d’un déficit d’attention lié à un manque de sommeil. Ces erreurs provoquent à leurs tour de l’énervement, des conflits, de la déprime qui vont se transformer en stress supplémentaire.

Dernier élément, mais non le moindre, plusieurs études, dont celles de Florian Chapotot, tendent à démontrer que des modifications du mode de vie, telles que le travail en horaires décalés et le stress chronique, perturbent le rythme circadien du cortisol. Cercle vicieux car cette perturbation du rythme biologique sur 24 heures du cortisol engendrent des troubles du sommeil et de la cognition qui vont eux mêmes générer du stress.

 

Le sucre : une douceur qui cache bien son jeu

 

Grand ennemi de notre ligne, le sucre que nous consommons souvent avec plaisir, est également un aliment qui a une importance non négligeable sur notre niveau de stress. Malgré son aspect agréable au palais et la sensation de réconfort qu’il semble apporter, le sucre peut vite se transformer en un facteur de stress.

Première source de stress liée au sucre : notre ligne (on y revient). Soyons honnêtes combien parmi nous se sentent mal à cause de leur léger embonpoint  ou leur surpoids. Le ressenti que nous avons envers nous même est loin d’être étranger à notre niveau de stress. Le sucre influence notre ligne qui influence notre stress.

Pourtant, il ne s’agit que du sommet de l’iceberg. Les glucides raffinés provoquent du stress pour d’autres raisons qui sont un peu moins évidente.

Tout d’abord, le sucre en général et le sucre blanc en particulier peut entraîner de l’hypoglycémie et donc de la fatigue, de l’irritabilité et du stress. La réaction en chaîne de la surconsommation de sucre rapide est bien connu. En déclenchant une sécrétion d’insuline supérieure à la normale, l’absorption de sucre entraîne une décroissance rapide du taux de glucides dans le sang. Cette baisse rapide va donc à son tour provoquer de l’hypoglycémie et les conséquences qui vont avec.

Ensuite, cette hypoglycémie qui provoque de la fatigue et des fringales va logiquement nous pousser à consommer du sucre afin de nous sentir mieux.  L’impression d’effet relaxant est donc loin d’être réellement bénéfique puisqu’il va entraîner de nouveaux besoins physiologiques.

Ainsi, la consommation de sucre blanc peut devenir addictive, et cette addiction provoquera également une hausse du niveau de stress.

L’infographie de Taty Lauwers  sur www.taty.be est à ce titre très explicite. Si elle met en scène un enfant le principe est tout à fait identique quel que soit l’age.

niveau de stress et sucre-infographie

 

Les ruminations excessives augmentent votre niveau de stress.

 

Les pensées négatives peuvent rapidement devenir de véritables boulets. Plus on va ruminer ces pensées, plus elles vont prendre de l’importance et nous faire du mal.

La plupart du temps, ces pensées n’ont rien a voir avec la réalité. Un changement de point de vue ou une mise en perspective pourrait les faire voler en éclats.

Pourtant, dès lors qu’elles sont présente, elle ont une forte tendance à générer un mal être qui va grandir encore et encore. Le stress généré par ces ruminations va alors devenir insupportable. Il peut parfois dériver vers des pathologies encore plus grave comme des troubles anxieux ou de la dépression.

Lorsque sans arrêt on pense que tout va de travers ou que “nous sommes nul”, nous nous mettons directement  dans une situation stressante. Notre organisme réagit au quart de tour et nous nous retrouvons vite avec le moral dans les chaussettes. Cela va souvent aller de pair avec l’envie de grignoter (du sucre !), des difficultés à dormir…

Une fois qu’elles ont “pris leur place” les pensées négatives sont assez difficiles à expulser et le stress qu’elles génèrent ne cesse d’augmenter.

Pour s’en débarrasser, il faut pouvoir les confronter à la réalité. Pour cela, l’aide de nos proches ou d’un thérapeute est rarement de trop.

 

Juger, se comparer ou envier vous empêche de vous libérer du stress.

 

les personnes envieuses sont souvent malheureuses. Celles qui jugent en permanence les autres et les événements d’une manière critique aussi. Enfin, celles qui se comparent sans arrêt aux autres qu’elles se sentent supérieures ou inférieures ne sont pas mieux lotis.

D’après plusieurs études en psychologie positive, les gens qui éprouvent facilement de la gratitude sont moins stressés que ce qui en veulent à tout le monde et au monde entier.

D’après  Christophe André, psychiatre auteur de plusieurs livre, se réjouir de ce que l’on a et ressentir de la gratitude permet de développer l’estime de soi. Le manque d’estime de soi étant souvent un facteur de stress non négligeable. Christophe André est l’auteur de “La gestion du stress” aux Editions Morisset .

Pour le professeur de psychologie,Robert Emmons, les personnes qui font l’effort de se réjouir en  se sentent mieux dans leur peau. Selon Emmons, ces personnes sont plus actives et résiste mieux au stress. Robert Emmons a écrit “Merci” aux éditions Belfond.

Juger, envier se sous-estimer ou se surestimer sont donc des attitudes qu’il convient de contrôler autant que possible. Leur impact sur notre stress et d’autres pathologies est loin d’être anodin. Cultivez la gratitude semble être un bon moyen de se protéger du stress.

“Tout nos tourments sur ce qui nous manque me semblent procéder du défaut de gratitude pour ce que nous avons.

Daniel Defoe

 

Vouloir tout régler soi même est un comportement nocif et stressant.

 

Tout faire soi même, on a souvent envie de fonctionner comme cela. Quand nos collègues nous semblent incompétents, ou tout simplement lorsque nous pensons être les seuls à pouvoir régler un problème.

Cette attitude est pourtant souvent contre productive. Elle génère une pression importante et nous enferme dans nos tourments.

Ne pas demander d’aide quand on en a besoin c’est se limiter soi même. Cela bloque notre évolution. Le niveau de stress induit par le surplus d’effort à fournir, ou par la peur d’échouer est quasi proportionnel à notre besoin d’être aidé.

Anxiété, énervement, irritabilité, épuisement, voici quelques symptômes que l’on ressent fréquemment quand nous nous entêtons dans notre idée de tout gérer seul.

Ce type de comportement peut à terme nous isoler. Les autres s’éloigne de nous, soit parce que nous sommes invivables soit parce qu’ils ne savent plus comment s’y prendre avec nous. La solitude peut alors parfois s’installer et elle aussi est génératrice de stress. La solitude choisi et de courte durée peut être bénéfique pour se recentrer et méditer. Mais la solitude subi et qui dure trop a un effet inverse. Des chercheurs ont même mis en évidence que la solitude semble augmenter la production de protéines pro inflammatoires appelées les cytokines. D’après les études de ces chercheurs le taux de ces protéines augmente avec le stress.  

S’appuyer sur les autres pour sortir de ses problèmes quels qu’ils soient est souvent un comportement plus efficace. S’empêtrer dans ses soucis ou dans son mal-être n’est surement pas le meilleur moyen d’en sortir.

Demander de l’aide à un proche, un ami ou un thérapeute est souvent un grand pas à effectuer si l’on veut réellement diminuer notre niveau de stress.

niveau de stress -demander de l aide

 

Notre niveau de stress et nos comportements sont intimement liés

Nos comportements peuvent générer du stress. Le stress influence notre comportement. Iil est souvent difficile de contrôler notre attitude lorsque nous sommes en phase  de stress aigu. Par contre, avec un peu de pratique et d’effort, nous pouvons nous employer à limiter les comportements générateurs de stress.

Faire attention à notre consommation de sucre et de caféine est un bon départ. Rechercher un meilleur sommeil en stoppant certaines habitudes est plutôt simple à mettre en place.

Travailler sur soi pour penser positif et éliminer les ruminations demande quelques efforts. Cultiver la gratitude peut vite devenir un véritable plaisir.

Enfin, demander de l’aide, faire un pas vers l’autre est parfois très difficile mais au combien libérateur.

 

 

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