Comment Richard est passé du stress au travail à la dépression ( et comment éviter de faire pareil )

C

stress au travail - du stress à la depressionDu stress au travail à la dépression,il n’y a même pas un pas.

Plutôt un saut de puce.

Stress, anxiété, burn-out ou encore dépression sont les maux principaux de ceux qui travaillent.

Combien de maladies et autres douleurs sont issues de ces souffrances psychologiques.

De l’ouvrier au cadre, de la standardiste au PDG, tout le monde peut y avoir droit. Le stress au travail est là. quelle que soit la position dans la hiérarchie.

Richard était dans ce cas. Il est passé par les différentes étapes de la détresse psychologique. La souffrance est même devenu physique.

Comment ?

J’y reviendrais.

D’abord il faut savoir de quoi l’on parle.

Le stress.

Ce mot on l’entend tellement à toutes les sauces que l’on à parfois du mal à savoir ce que c’est. Du mal à comprendre que le stress, qu’il soit au travail ou ailleurs, n’est pas forcément une mauvaise chose.

Le stress n’est pas toujours mauvais (même au travail).

Attention je vais crier. Parce que j’en ai marre d’entendre tout et n’importe quoi sur le stress. Alors je vous le crie une bonne fois pour toute, attention à vos oreilles.

« LE STRESS EST UN PHÉNOMÈNE  TOUT A FAIT NORMAL. »

C’est dit.

Oui le stress est une fonction de notre organisme tout à fait normale. C’est même une fonction vitale. Si le stress n’existait pas vous seriez déjà mort. Nous serions même tous déjà mort.

Le stress est avant tout un mécanisme de protection. Sans lui nos ancêtres australopithèque, Cro-magnon ou autre Néendertalien ce serait tous fait croquer par les tigres, les ours et autres animaux à grandes dents qui ne leurs voulaient pas que du bien. Aujourd’hui, le stress au travail est un phénomène de protection face à d’autres problèmes dont les dents sont quelquefois aussi longues.

Le stress vient tout droit de notre instinct de survie. C’est lui qui faisait courir les hommes préhistoriques lorsque les lions avaient faim. C’est toujours lui qui nous fait réagir et sauter pour éviter la voiture qui à failli nous écraser.

Le stress est une succession de phase physiologique et psychologique en réaction à un événement. Pour qu’il y est stress, il faut un agent stresseur.

D’accord mais si le stress est si bon pourquoi a-t-il conduit Richard à la dépression ?

Le stress n’est ni bon ni mauvais. Il fait son job. Mais comme pour la plupart des choses, les excès sont dangereux.

Avant de parler de Richard, parlons des phases du stress. En fait elle sont assez simple. Il s’agit des réactions face à ce que notre cerveau ressent comme un danger pour nous même.

Retournons voir notre homme (ou femme) des cavernes.

Première phase : la fuite

Il se retrouve d’un seul coup face à un lion. Son cœur s’accélère, ses muscles commence à se tendre. La première réaction à laquelle le pousse sont instinct de survie, c’est la fuite, l’évitement.  Protection de base, fuir ou tenter de fuir, ce mettre hors de portée du lion.

Alors il se met à courir, mais il est bien vite rattrapé par son prédateur. Il se retrouve acculé. Il entre dans la deuxième phase. Le stress monte d’un cran. Ses muscles se contractent encore plus, ses mâchoires se serrent, son cœur bat la chamade.

Deuxième phase : la lutte

Il va devoir faire face, lutter pour essayer de s’en sortir. Le combat s’engage, il lutte de toute ces forces pour faire face au lion. Mais l’animal est trop fort. Il ne reste qu’une phase à explorer pour ne pas être mangé.

Troisième phase : soumission

La soumission, se soumettre c’est reconnaître que l’autre est vainqueur. Accepter la domination, accepter son sort.

Dans certaine situation, cela peut fonctionner.Une fois sa puissance reconnue, le dominant abandonne et stoppe l’attaque.

Mais face à un lion affamé, il y a peu de chance. Peu importe la domination. Manger est plus important.

Voici donc les trois phases de l’instinct de survie. Chez l’homme moderne, l’ordre des phases peut parfois varier. Mais ces 3 états des stress sont le moyen de survie qui nous protègent depuis l’apparition de l’homme.

j’insiste, le stress est bien à la base un phénomène normal et biologique de protection.

Le stress au travail version protection.

Entendons nous bien. Je ne crois pas au  » stress positif « . Ce postulat qui est que l’on réussi mieux lorsque l’on est sous pression. Je pense qu’on travaille mieux dans une certaine détente. Bien sur le monde du travail n’est pas facile. Il est nécessaire de faire des efforts.

Chercher à ce dépasser est une bonne chose. Pour sa propre évolution. Cela permet d’avancer. Mais cela n’a rien à voir avec la pression inutile.

Ceci étant dit le stress est avant tout un mécanisme de protection. Il n’est pas intrinsèquement bon ou mauvais. Il met en place nos réaction face aux agents stresseurs modernes qui ont remplacés les animaux sauvages.

Fuite, lutte, soumission sont des mécanismes de défenses que notre cerveau met en place face aux problèmes  rencontrés.

Face au chef qui vous hurle dessus, vous avez trois possibilités : l’éviter, lutter et vous défendre ou vous soumettre.

Le problème c’est que trop souvent, on est obligé de se soumettre. La soumission, c’est cesser de résister à quelqu’un, accepter son autorité, sa domination, sa suprématie.

 

stress au travail - souffrance au travail

 

L’excès de stress au travail aurait pu détruire Richard.

Venons en à Richard. Sachez d’abord que toutes ressemblances avec des personnes ou des événements réels sont tout à fait voulues. Si vous vous reconnaissez dans Richard, c’est que comme des milliers de personnes, le stress au travail vous ronge à petit feu.

Richard n’a jamais du faire face à un lion. Pourtant les situations de stress au travail était pour lui quotidienne.

Malgré un poste important. Un statut de cadre, bien payé. A priori pas le plus mal loti. Il y a pas mal de gens qui semblent plus à plaindre.

Pourtant Richard subi une pression énorme. Les responsabilités sont importantes. Face à tous les problèmes à gérer, à ces supérieurs, ce actionnaires, ces clients, il est en permanence face à des agents stresseurs.

Le problème c’est l’excès.

Le stress permet à l’homme préhistorique de faire face aux animaux sauvages. Mais il n’en rencontre pas toute la journée. La fréquence avec laquelle on se retrouve dans une situation stressante est le réel danger.

Pour Richard comme pour beaucoup de gens qui travaillent, quel que soit leur poste ou leur emploi, cette fréquence est bien trop importante. Les situations stressantes sont quotidiennes. Elles sont même présentes plusieurs fois par jour.

Au travail tout peut se transformer en « danger ». Les relations avec les autres, supérieurs, collègues, clients peuvent vite se transformer en situation difficile et générer du stress.

Le problème de Richard, dans son travail, ce n’est donc pas le stress en lui même mais plutôt la répétition des situations qui produisent du stress.

 

Au travail l’éventail de réponse face aux danger est limité.

L’autre problème de Richard, après la fréquence des situations stressantes, c’est le manque de variété des réponses.

Bien sur on peut parfois chercher à éviter son supérieur pour ne pas entendre ces remontrances. On peut fuir les responsabilités. Mais la fuite dans le milieu professionnel est difficile à mettre en oeuvre. On ne peut pas se cacher tout le temps.

La lutte est également limitée. On peut difficilement combattre. L’opposition est rarement toléré. Même si l’on ne parle pas de lutte physique, il est rarement possible de répondre et de se défendre par le combat.

Il ne reste donc que la soumission. Dans chaque situation stressante rencontrée au travail, l’unique réponse possible est bien souvent de se soumettre. Se résigner,se laisser dominer est très souvent la seule solution.

stress au travail la soumission permanente

Au lieu de pouvoir faire face aux dangers avec trois phases, dans les situations de stress au travail, on n’est bien trop souvent limité à une seule. Les autres ne nous paraissent pas utilisables dans le monde du travail.

La soumission permanente est le deuxième élément qui à fait passer Richard du stress à la dépression. La soumission entraîne des émotions négatives. Frustrations, colère, peur, problèmes d’estime de soi.. à force de se soumettre on descend petit à petit dans une situation dépressive. L’ego en prend un sacré coup. Petit à petit, Richard s’enfonce.

Sentiment d’échec permanent, perte de motivation, d’envie. Rongé par l’anxiété d’échouer et de se retrouver encore dans une position difficile. Richard se referme sur lui même.

Petit à petit, la dépression s’installe. submergé par ses émotions négatives, Richard est au fond du trou. Cigarettes et alcool deviennent des palliatifs. De bien mauvais amis qui l’entraînent encore plus loin dans sa souffrance.

 

Comment éviter de sombrer face à l’excès de stress au travail.

Pour faire face au stress, il existe des tas de méthodes différentes. Il n’est pas question de toutes les détailler ici. Par contre, je vais vous donner ici les grandes lignes d’un programme efficace.

Il ne vous transformera pas dans la journée. Mais avec de la pratique on arrive à aller mieux.

Voici donc quelques éléments qui permettent de mieux gérer le stress et d’éviter la dépression.

  •  Apprendre à dire non. C’est une étape qui est loin d’être simple. Elle est pourtant essentielle. Apprendre à dire non c’est tout simplement utiliser une réponse différente de la soumission aux situations de stress au travail. Dire non est une forme de lutte. Bien que cela paraisse impossible dans l’univers du travail, dire non est très souvent un bon moyen de stopper la déferlante des situations stressantes.  Pas question de simplement s’opposer, encore moins d’être violent. Cela ne passerait pas. Mais une opposition constructive et surtout bien amené peut réellement faire la différence.
  • Apprendre à gérer ses émotions. Les situations de soumissions existeront toujours. Il faut alors apprendre à gérer les émotions négatives qu’elles provoquent. Il faut apprendre à accepter ses émotions et à les diriger vers la sortie pour les remplacer par des émotions positives. On ne les supprime pas, on les gère.
  • S’oxygéner. Apprendre à respirer pour se détendre et garder le contrôle est une aide précieuse. Plusieurs techniques peuvent être utilisées comme la cohérence cardiaque, la respiration du bourdon. La marche afghane est excellente car elle associe une pratique physique, une pratique respiratoire et une pratique de concentration mentale.
  • Travailler sur l’estime de soi. C’est très souvent un facteur majeur dans les troubles liés à l’anxiété et à la dépression. Le manque d’estime de soi-même nous pousse à raser les murs, nous empêche souvent de dire non. S’accepter avec ses défauts et ses qualités c’est reconnaître que l’on a les deux et ne pas s’enfermer dans la spirale du « je suis nul, je ne vaut rien, je vais encore tout rater … »

N’hésitez pas à télécharger gratuitement le guide « 5 techniques pour faire face au stress » en cliquant sur l’image.

guide-gerer son stress

 

 

Le stress est un phénomène normal dans lequel il ne faut pas s’enfermer.

Le stress n’est ni bon, ni mauvais. Il est juste une réaction physiologique et psychologiques à une situation ou un événement. Ces situations nous sont parfois imposées mais parfois nous nous les imposons à nous même.

La pression permanente génère du stress au travail et le fais s’amplifier de plus en plus souvent vers des troubles graves comme la dépression ou le burn-out.

Mais notre comportement, notre façon de gérer cette pression et notre contrôle émotionnel on une influence énorme sur le stress ressenti.

Le stress au travail existe, il existera toujours, même si l’on prend de plus en plus en compte les problèmes qui lui sont liés. Pour y faire face il faut un véritable travail sur soi. Tout le monde ne ressent pas le stress au travail de la même manière.

Chacun doit faire son chemin, en fonction de sa personnalité, de ses besoins, de ses émotions.

Celui qui cherche son bonheur doit arracher de lui-même la flèche de ses lamentations,
de ses plaintes, de ses chagrins.

Bouddha

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